La saga Alstom (Archive INA)

En 2014, Alstom, groupe français spécialisé dans le transport ferroviaire et l'énergie, emploie 93 000 salariés à travers le monde et réalise un chiffre d'affaires de 20 milliards d'euros. Le groupe se sépare de sa branche énergie, qui deviendra américaine, sous la houlette de General Electric.

 

D'Alsthom à Alstom

Avant le démantèlement quasi-inévitable du fleuron de l'industrie française, opérons un petit retour à l'époque de la révolution industrielle, là où tout commence pour Alstom, avec la production d'une locomotive, dans un atelier de Mulhouse en 1839. Au XXe siècle, ses héritiers s'intéressent au marché de l'électricité en pleine expansion. Nous sommes en 1928 : c'est l'acte de naissance de la société Alsthom, contraction entre Alsace et Thomson, société américaine spécialisée dans les équipements électriques.

 

L'après-guerre correspond à un nouveau tournant avec la contribution d'Alsthom à la reconstruction du pays. Le groupe devient alors un géant industriel : fabrication des premières turbines nucléaires, acquisition des Chantiers de l'Atlantique et surtout développement du TGV. A la fin des années 1990 apparaissent les premières difficultés : en cause, notamment, de mauvais choix stratégiques. Alstom (qui s'est débarrassé de son H) perd beaucoup d'argent et l'État intervient. Une importante restructuration et un nouveau PDG permettront un redressement, avant une nouvelle rechute due à la crise de l'énergie.